Changement de nom de l’Université de Moncton : des étudiants s’opposent à l’idée
Un tiers des étudiants du campus de Moncton se sont exprimés sur un changement de nom de l'Université de Moncton lors des élections de la Fédération étudiante. Parmi eux, près de 89 % ont voté contre. 1260 étudiants ont participé à la consultation sur les 3778 personnes éligibles, soit 33 % de participation. Au total, 1116 étudiants ont voté contre l'idée d'un changement de nom et 144 étudiants ont voté en faveur. Olivia Faerlotte est étudiante au programme préparatoire aux sciences de la santé.
Photo : Radio-Canada / Babatunde Lawani Selon des étudiants, ce refus peut s’expliquer par plusieurs facteurs. Olivia Faerlotte est étudiante au programme préparatoire aux sciences de la santé (DSS). Selon elle, le nom de l'institution a très peu d’effet sur les étudiants. Mohamed Amine est un étudiant à la maitrise en environnement à l’université. Ayant déjà reçu un diplôme de l’établissement, il croit que le nom Université de Moncton a une valeur qu’il souhaite garder. Léonard Simard, en ingénierie mécanique, explique que le changement de nom n’est pas une priorité pour la population étudiante. Léonard Simard est en première année en ingénierie mécanique à l’Université de Moncton. Photo : Radio-Canada / Babatunde Lawani Léonard Simard poursuit en expliquant que, en ce moment, les étudiants ont d’autres priorités telles que les frais de scolarité, le coût de la vie qui augmente et les stages non rémunérés dans certains programmes. Le besoin des étudiants en ce moment ce n’est pas de changer le nom de l’Université Le comité citoyen pour un nouveau nom dit comprendre la réaction des étudiants face à la question du changement de nom. Mathieu Perron, le responsable des dossiers externe à la FÉCUM, note toutefois une augmentation des personnes étudiantes qui s’opposent au changement de nom depuis les dernières années. Dans les années 2000, les étudiants avaient également été consultés sur un changement de nom. À l'époque, Mathieu Perron est le responsable des dossiers externes à la FÉÉCUM. Photo : Radio-Canada / Babatunde Lawani Malgré tout, le comité citoyen pour un nouveau nom reste optimiste face aux résultats de ce sondage. L'université de Moncton, quant à elle, garde sa volonté de ne pas entamer un processus de réflexion et de consultation à ce sujet. Dans un courriel, l’institution explique qu’elle veut plutôt se concentrer sur sa transformation pour répondre aux défis importants auxquels elle fait face. Notamment la réduction des cibles d’immigration et de continuer de proposer des droits de scolarité parmi les moins élevés au Canada. La consultation sur le changement de l'Université se tenait en même temps que l'élection à la tête de la FÉCUM. Emma Raphaelle a été élue avec 77,1 % des voix. Par ailleurs, 5 des 6 postes du conseil d'administration ont été comblés. Audrey Michaud, Gloria Bernard Backoussou Akouma, Hayden Cotton, Loïc Hervé Davy Francisco, et Ophélie Chiasson ont été élus par acclamation. La position de la FÉCUM est décisive maintenant, contenu de notre mandat et de la position de la population étudiante, on adopte la position d’être contre le changement de nom
, déclare Mathieu Perron, le responsable des dossiers externes à la FÉCUM.
Je pense que les gens ne veulent pas que le nom de l’Université change parce que ça ne les dérange pas et ça ne change rien pour eux
, déclare-t-elle.Pour nous, les diplômés, on veut que le nom reste l’Université de Moncton, pour la réputation du nom de l’Université
, témoigne-t-il.Je ne crois pas que c’est nécessairement que les étudiants sont 100 % contre, c’est surtout le fait de mettre l’énergie ou l’argent vers ce projet-là.

Pas de surprise pour le comité citoyen
On n’est pas surpris parce ce que, dans le passé, c’est à peu près ce genre d’appui là qui avait pour le changement de nom. Même quand ces changements de noms venaient des organisations étudiantes elles-mêmes
, explique Lise Ouellette, la porte-parole du comité citoyen pour un nouveau nom.c’était autour de 80 % qui préféraient garder le nom de l’Université de Moncton et maintenant on voit que c’est 88 %
explique-t-il.
Plus de 10 % de la population étudiante s’intéresse ou sont favorables à un changement aussi important qu’un changement de nom, c’est quand même un signe positif
, estime Lise Ouellette.Une nouvelle présidente de la FÉCUM
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